<!DOCTYPE article PUBLIC "-//OASIS//DTD DocBook V4.1//EN"[
<!ENTITY howto         "http://www.traduc.org/docs/HOWTO/lecture/">
<!ENTITY mini-howto    "http://www.traduc.org/docs/HOWTO/mini/lecture/">
]>

<article lang=fr>
<articleinfo>
<title>Le Linux Installation HOWTO</title>

<author>
  <firstname>Eric</firstname>
  <othername>Steven</othername>
  <surname>Raymond</surname>
  <affiliation>
    <orgname><ulink url="http://www.tuxedo.org/~esr/">
    Thyrsus Enterprises</ulink></orgname>
    <address>
    <email>esr@thyrsus.com</email>
    </address>
  </affiliation>
</author>
<copyright>
  <year>2000</year>
  <holder role="mailto:esr@thyrsus.com">Eric S. Raymond</holder>
</copyright>

<revhistory>
   <revision>
      <revnumber>5.7</revnumber>
      <date>06 juillet 2002</date>
      <authorinitials>esr</authorinitials>
      <revremark>Nouvelles traductions</revremark>
      </revision>
   <revision>   
      <revnumber>5.6</revnumber>
      <date>04 janvier 2002</date>
      <authorinitials>esr</authorinitials>
       <revremark>
         Corrections mineures.
       </revremark>
     </revision>

     <revision>
      <revnumber>5.6</revnumber>
      <date>06 septembre 2001</date>
      <authorinitials>esr</authorinitials>
       <revremark>
         Ajout d'une section concernant les traductions.
       </revremark>
     </revision>

     <revision>
      <revnumber>5.5</revnumber>
      <date>11 juillet 2001</date>
      <authorinitials>esr</authorinitials>
       <revremark>
         Les cartes PnP ne sont plus un problème.
       </revremark>
     </revision>

     <revision>
      <revnumber>5.4</revnumber>
      <date>14 juin 2001</date>
      <authorinitials>esr</authorinitials>
      <revremark>
         Ajout d'un lien vers le document Post-Installation-HOWTO.
      </revremark>
   </revision>

   <revision>
      <revnumber>5.3</revnumber>
      <date>9 mars 2001</date>
      <authorinitials>esr</authorinitials>
      <revremark>
         Corrections concernant divers liens.
      </revremark>
   </revision>

   <revision>
      <revnumber>5.2</revnumber>
      <date>22 février 2001</date>
      <authorinitials>esr</authorinitials>
      <revremark>
         Corrections concernant la mise en forme suivant le guide LDP.
      </revremark>
    </revision>

    <revision>
       <revnumber>5.1</revnumber>
       <date>29 janvier 2001</date>
       <authorinitials>esr</authorinitials>
       <revremark>
          Corrections mineures concernant le monde après les versions 2.1
       </revremark>
    </revision>
  
   <revision>
      <revnumber>5.0</revnumber>
      <date>21 Août 2000</date>
      <authorinitials>esr</authorinitials>
       <revremark>
         Première version Docbook.
      </revremark>
   </revision>
</revhistory>

<abstract>
<para>Ce document décrit comment obtenir et installer Linux. C'est le premier
document qu'un nouvel utilisateur de Linux devrait lire pour débuter.</para>

</abstract>
</articleinfo>

<sect1 id="introduction"><title>Introduction</title>

<sect2 id="purpose"><title>But de ce document</title>

<para>	Linux est une implantation librement diffusable d'Unix pour des
 ordinateurs personnels courants (à l'origine développé sur des 386s, il est
maintenant adapté aux architectures 486, 586, Pentium, PowerPC, Sun
Sparc, ARM, DEC Alpha, et même un gros système comme l'IBM 390!). 
Il supporte un grand nombre de programmes, parmi lesquels X-Window et Emacs,
 les réseaux TCP/IP (dont SLIP), et de nombreuses applications.</para>

<para>Ce document suppose que vous ayez entendu parler de Linux, que vous 
connaissez son existence, et que vous voulez maintenant le faire
tourner. Il s'intéresse à la version Intel qui est la plus courante, mais la
 plupart de ce qui y est dit s'applique aussi aux versions PowerPC, Sparc, et 
Alpha.</para>

</sect2>
<sect2 id="translations"><title>Traductions</title>

<para>Ce document a été traduit en <ulink
url="http://linux.softcatala.org/projectes/doc/install/index.html">
Catalan</ulink>, en 
<ulink url="http://www.lugos.si/delo//slo/HOWTO-sl/Installation-HOWTO-sl.html">Slovène</ulink> et en
<ulink
url="http://qwert.cz/linux/howto/">Tchèque</ulink>.</para>

</sect2>
<sect2 id="sources"><title>Autres sources d'informations</title>

<para>Si vous n'avez encore jamais entendu parler de Linux, il existe plusieurs
sources d'informations de base. Le meilleur endroit pour les trouver 
est la page d'accueil du Linux Documentation project<indexterm><primary>
Linux Documentation Project</primary></indexterm> à l'adresse
<ulink url="http://www.tldp.org"></ulink>.  Vous pourrez y trouver
la dernière version mise à jour 
<ulink url="http://www.tldp.org/HOWTO/Installation-HOWTO/">de ce document.</ulink></para>

<para>Vous commencerez probablement vos recherches par les informations
générales sur Linux : la <ulink url="&howto;INFO-SHEET.html"> 
Page d'informations Linux</ulink> et la <ulink url="&howto;META-FAQ.html"> 
META-FAQ Linux</ulink>.  Le document «&nbsp;Linux Frequently Asked Questions
&nbsp;» (FAQ)
contient un grand nombre de questions (et de réponses !)
courantes sur Linux -- c'est un «&nbsp;devoir de lecture&nbsp;» pour les 
nouveaux utilisateurs.</para>


<para>Le «&nbsp;Linux Documentation Project&nbsp;» écrit un ensemble de 
manuels et de livres sur Linux, tous librement diffusables sur le réseau et 
disponibles à partir de la page d'accueil du LDP.</para>

<para>Le livre <citetitle> «&nbsp;Linux Installation and Getting Started&nbsp;»
 </citetitle> est un guide complet décrivant comment obtenir et installer Linux,
 et comment l'utiliser une fois qu'il est installé. Il contient un didacticiel 
complet sur le lancement et l'utilisation du système, et beaucoup plus 
d'informations que vous ne pourrez en trouver ici. Vous pouvez le consulter, 
ou en télécharger une copie, à partir de la page d'accueil du LDP.</para>

<para>NdT : Cet ouvrage a été traduit en français, comme la majeure partie des
documents du LDP. Le site de référence pour toutes ces traductions est 
<ulink url="http://www.traduc.org">www.traduc.org</ulink>.</para>

<para>Enfin, il existe un <ulink  
url="http://www.nondot.org/sabre/os/files/Booting/x86Bootstrapping.html"> « Guide to x86 Bootstrapping »</ulink> qui est assez technique. Ce document est
 orienté vers NetBSD plutôt que vers Linux, mais il contient des informations 
utiles sur la configuration des disques et des gestionnaires de boot pour les
configurations multi-OS.</para>
<para>S'il vous plaît, <emphasis>ne m'envoyez pas</emphasis> de courrier
 électronique pour demander de l'aide pour l'installation. Même si j'ai la 
disponibilité pour prendre en compte ces demandes, la résolution des problèmes 
par courrier est moins efficace qu'une demande d'aide à un groupe local
d'utilisateurs de Linux. Vous pouvez trouver des informations 
sur les possibilités de contacts avec les groupes d'utilisateurs de Linux dans 
le monde entier sur le <ulink url="http://www.tldp.org/">site LDP</ulink>.
</para>

</sect2>
<sect2 id="newversions"><title>Nouvelles versions de ce document</title>

<para>De nouvelles versions du « Linux Installation HOWTO » sont postées
périodiquement dans les groupes de nouvelles comp.os.linux.help, 
comp.os.linux.announce et news.answers. Elles sont aussi téléchargées 
sur les différents sites WWW et FTP Linux, dont la page d'accueil du LDP.</para>
<para>Vous pouvez y consulter 
<ulink url="http://www.tldp.org/HOWTO/Installation-HOWTO/">la dernière 
version</ulink>.

	(NdT : La version française de ce document se trouve sur
<ulink 
url="&howto;Installation-HOWTO.html">www.traduc.org</ulink>).</para>

</sect2>
<sect2 id="feedback"><title>Réactions et corrections</title>

<para>Si vous avez des questions ou des commentaires concernant ce
document, n'hésitez pas à contacter Eric S. Raymond,
à <email>esr@thyrsus.com</email>". Je recevrai avec plaisir toute suggestion
 ou critique.  Si vous trouvez une erreur dans ce document, merci de me la 
signaler afin que je puisse la corriger dans la prochaine version.</para>

<para>	<emphasis>Ne m'envoyez pas</emphasis> de questions à propos des 
problèmes de matériels rencontrés lors de l'installation.
Consultez le <citetitle>«&nbsp;Linux Installation and Getting Started&nbsp;»
</citetitle>, votre revendeur, ou le forum Linux comp.os.linux.setup. Ce HOWTO 
se veut un guide rapide et indolore pour une installation <emphasis>normale
</emphasis> -- un autre HOWTO sur les problèmes de matériel et leurs 
diagnostics est en préparation.</para>

<para>Tout ce qui concerne la traduction française : fautes
d'orthographe, erreurs de traduction, est dû à
Éric Jacoboni <email>jaco@mail.dotcom.fr</email>. Jacques Chion 
<email>jacques.chion@wanadoo.fr</email> en a rajoutées lors du passage 
de la version v4.13 à la version v5.0 (et ultérieures) de ce document.
</para>
<para>Merci à Jean-Claude Repetto pour ses corrections pertinentes.
</para>
<para>	La traduction originale de ce document a été faite par René Cougnenc.
</para>

</sect2>
</sect1>
<sect1 id="changes"><title>Dernières modifications</title>

<itemizedlist>
<listitem><para>Ajout de «&nbsp;Achetez, ne construisez pas&nbsp;».</para>
</listitem>
<listitem><para>Ajout concernant le démarrage à partir d'un CD-ROM.</para>
</listitem>
</itemizedlist>

</sect1>
<sect1 id="buy"><title>L'option la plus simple&nbsp;: achetez, ne construisez pas
</title>

<para>Linux est maintenant suffisamment mature pour qu'il y ait des
intégrateurs de systèmes qui assembleront pour vous une station de
travail, installeront et configureront Linux dessus et feront des
tests intensifs avant de vous la livrer. Si vous disposez de plus
d'argent que de temps, ou si vous avez des exigences de performance 
et de fiabilité rigoureuses, ces intégrateurs offrent un service
valable en garantissant que vous n'aurez pas un matériel qui sera 
mort deux jours après son déballage.</para>

<para>Pour ceux qui n'ont pas un tel budget, le reste de ce HOWTO
explique comment installer soi-même Linux.</para>
</sect1>
<sect1 id="before"><title>Avant de commencer</title>

<para> Avant de pouvoir installer Linux, vous devez être sûr que votre 
machine soit capable de le supporter, puis vous devrez choisir une
distribution Linux. La <ulink url="http://members.tripod.com/~algolog/lnxchk.htm"> « Linux Pre-installation checklist »</ulink>
 vous aidera à organiser vos données de configuration avant de commencer.</para>

<sect2 id="requirements"><title>Matériel nécessaire</title>

<para> Quel type de système est nécessaire pour faire tourner Linux ?
Bonne question, la liste des matériels reconnus par le système change 
fréquemment. Le <ulink url="&howto;Hardware-HOWTO.html"> 
«&nbsp;Linux Hardware-HOWTO&nbsp;»</ulink> donne une liste plus ou moins 
complète des matériels reconnus par Linux. La 
<ulink url="&howto;INFO-SHEET.html"> 
«&nbsp;Linux INFO-SHEET&nbsp;»</ulink> en donne une autre.</para>
	
<para>Pour les versions Intel, une configuration matérielle similaire à
celle qui suit est nécessaire :</para>
	
<para>N'importe quel processeur 80386<indexterm><primary>80386</primary>
</indexterm>, 80486<indexterm><primary>80486</primary></indexterm>, Pentium
<indexterm><primary>Pentium</primary></indexterm> ou
Pentium II<indexterm><primary>Pentium II</primary></indexterm> convient. 
Les clones Non-Intel des 80386 et au-dessus fonctionneront généralement. 
Vous n'avez pas besoin de coprocesseur arithmétique bien qu'il soit agréable 
d'en avoir un.</para>

<para>Les architectures de bus ISA<indexterm><primary>ISA</primary></indexterm>,
EISA<indexterm><primary>EISA</primary></indexterm>, VESA Local Bus<indexterm>
<primary>VESA Local Bus</primary></indexterm> 
 et PCI<indexterm><primary>PCI</primary></indexterm> sont reconnues.
L'architecture de bus MCA <indexterm><primary>MCA</primary></indexterm>
(propre aux machines IBM PS/2) est reconnue dans les noyaux de développement 
les plus récents (2.1.x), mais peut ne pas être disponible tout de suite.</para> 

<para>Au moins 4 Mo de mémoire sont nécessaires. En théorie, Linux
pourrait se suffire de 2 Mo, mais la plupart des installations et des 
programmes nécessitent 4 Mo. Plus vous aurez de mémoire, et plus vous
serez heureux. Je vous conseille un minimum de 16 Mo si vous avez l'intention
d'utiliser X-Window, 64 étant préférable.</para>

<para>Évidemment, vous avez besoin d'un disque dur et d'un contrôleur
disque au standard AT. Tous les disques et contrôleurs MFM<indexterm><primary>
MFM</primary></indexterm>, RLL <indexterm><primary>RLL</primary></indexterm>
et IDE <indexterm><primary> IDE</primary></indexterm> devraient fonctionner. 
De nombreux disques et contrôleurs SCSI sont aussi reconnus ; le
«&nbsp;Linux SCSI-HOWTO&nbsp;» contient plus d'informations sur le matériel
SCSI. Si vous achetez un nouveau système
pour faire tourner Linux, le faible surcoût du SCSI est dérisoire
face à l'amélioration des performances et de la fiabilité qu'il apporte.
</para>

<para>Vous aurez besoin d'un lecteur de CD-ROM<indexterm><primary>CD-ROM
</primary></indexterm>; de fait toutes les distributions Linux sont
maintenant sur CD-ROM. Si votre machine a été élaborée en 1998, ou plus tard,
vous devriez être en mesure de démarrer l'installation directement à partir
du CD-ROM sans utiliser de disquette d'amorçage.</para>

<para>Si votre CD-ROM est ATAPI<indexterm><primary>ATAPI</primary></indexterm>,
SCSI<indexterm><primary>SCSI</primary></indexterm>, ou véritable IDE<indexterm>
<primary>IDE</primary></indexterm> vous ne devriez pas avoir de problèmes
pour le faire fonctionner (mais faites attention aux lecteurs bon marché annonçant
une interface « IDE » qui n'en est pas une vraie). Si votre CD-ROM
utilise une carte d'interface propriétaire, il se peut que le noyau 
d'installation que vous avez lancé à partir de la disquette ne le
reconnaisse pas -- et un CD-ROM inaccessible peut empêcher l'installation.
De plus, les CD-ROM reliés au port parallèle ne fonctionnent
pas du tout. Si vous avez un doute, lisez le <ulink
url="&howto;CDROM-HOWTO.html">« Linux CD-ROM HOWTO »</ulink> pour
obtenir une liste
avec le détail des matériels supportés.</para>

<para>Si votre CD-ROM n'apparaît pas dans la séquence d'amorçage de votre
machine, vous aurez besoin d'un lecteur de disquette 3.5&quot;<indexterm><primary>
lecteur de disquettes 3.5&quot;</primary></indexterm>.  Bien
que les disquettes 5.25&quot; soient reconnues par Linux, elles sont si 
obsolètes que vous ne devez pas compter trouver des images disques qui 
tiendront dessus. 
(Un Linux minimal peut, en fait, tourner sur une seule disquette,
mais cela n'est utile que pour l'installation et certaines tâches de 
maintenance).</para>

<para>Vous avez aussi besoin d'une carte vidéo et d'un écran MDA
<indexterm><primary>MDA</primary></indexterm>,
Hercules, CGA<indexterm><primary>CGA</primary></indexterm>, EGA<indexterm><primary>EGA</primary></indexterm>, VGA<indexterm><primary>VGA</primary></indexterm>,
 ou Super VGA <indexterm><primary>Super VGA</primary></indexterm>.
En général, si votre carte et votre écran vidéo fonctionnent sous MS-DOS,
ils devraient fonctionner sous Linux.
Cependant, si vous voulez faire tourner X-Window, d'autres restrictions
s'appliquent sur les matériels vidéo reconnus. Le 
<ulink url="&howto;XFree86-HOWTO.html">« Linux XFree-HOWTO »</ulink>,
contient plus d'informations sur l'exécution de X et sur ses besoins.</para>

<para>Si vous travaillez sur une machine utilisant l'un des processeurs
68k de Motorola (ordinateurs Amiga<indexterm><primary>Amiga</primary>
</indexterm>, Atari<indexterm><primary>Atari</primary></indexterm>, ou
 VMEbus<indexterm><primary>VMEbus</primary></indexterm>), lisez 
la <ulink url="http://www.linux-m68k.org/pub/faq/faq.html">
« FAQ Linux/m68k »</ulink> pour obtenir des informations sur les configurations minimales 
requises et la situation actuelle du portage. Actuellement, la FAQ dit que
Linux m68k est aussi stable et utilisable que les versions Intel.</para>

</sect2>
<sect2 id="diskspace"><title>Espace disque nécessaire et coexistence</title>

<para> Vous avez besoin d'espace libre sur votre disque pour y mettre
Linux. La taille de cet espace dépend de la quantité de programmes que vous 
comptez installer. La plupart des installations demandent quelque chose 
comme 1 Go, ce qui inclut l'espace pour les programmes, l'espace
 de swap (utilisé comme mémoire virtuelle sur votre machine), l'espace 
disponible pour les utilisateurs, etc.</para>

<para>Il est possible de faire tourner un système Linux minimal dans 80 Mo,
 voire moins (c'était le cas lorsque les distributions Linux étaient moins 
importantes), tout comme il est possible d'utiliser 2 Go, ou bien plus, pour 
tous vos programmes Linux. La place utilisée dépend en grande partie
du nombre de programmes que vous installez et de l'espace de travail dont
vous avez besoin. Nous reviendrons sur ce point plus tard.</para>

<para>Linux peut coexister sur votre disque dur avec d'autres systèmes
d'exploitation, comme MS-DOS, Microsoft Windows, ou OS/2 
(En fait, vous pouvez même accéder aux fichiers MS-DOS, voire exécuter 
certains programmes MS-DOS, à partir de Linux). En d'autres termes, lorsque 
vous partitionnez votre disque pour Linux, MS-DOS ou
OS/2 sont dans leurs propres partitions, et Linux dans la sienne. Nous
détaillerons ce mécanisme de «&nbsp;dual-boot&nbsp;»<indexterm><primary>
dual-boot </primary></indexterm> plus loin.</para>

<para>Vous n'avez PAS besoin d'être sous MS-DOS, OS/2, ou un autre
système d'exploitation pour utiliser Linux.
Linux est un système d'exploitation complètement différent et autonome ; il
n'a pas besoin d'autre OS pour son installation et son utilisation.</para>

<para>Pour résumer, la configuration minimale pour Linux n'est pas
beaucoup plus importante que celle nécessaire à la plupart des systèmes MS-DOS 
ou Windows 3.1 actuels (et c'est moins que le minimum pour Windows 95 !). Si
vous possédez un 386, ou un 486, avec au moins 4 Mo de RAM, vous serez
heureux sous Linux.  Linux ne demande pas un énorme espace disque ou mémoire, 
ni un processeur ultra rapide. Matt Welsh, le créateur de ce HOWTO, utilisait
Linux sur un 386 à 16 MHz (la machine la plus lente que l'on puisse posséder), 
avec 4 Mo de RAM, et en était très content. Plus vous voudrez faire de choses, 
plus vous aurez besoin de mémoire et d'un processeur plus rapide. D'après
mon expérience, un 486 avec 16 Mo de RAM, et tournant sous Linux, est plus
performant que certains modèles de stations de travail d'un prix bien plus 
élevé.</para>

</sect2>
<sect2 id="time"><title>Temps nécessaire</title>

<para> Du début à la fin, une installation moderne de Linux à partir d'un CD-ROM
demande de 90 mn à 3 heures.</para>
</sect2>
<sect2 id="distributions"><title>Choisir une distribution Linux</title>

<para>Avant d'installer Linux, vous devez choisir une des 
«&nbsp;distributions &nbsp;» Linux disponibles. Il n'y a pas de distribution 
standard unique -- il y en a beaucoup. Chaque distribution a sa propre 
documentation et sa propre procédure d'installation. Cependant toutes
les distributions partagent le même code source de base.</para>

<para>Les distributions Linux sont disponibles par FTP anonyme et par 
correspondance sur disquettes, bandes ou CD-ROMs. Le <ulink url="http://lwn.net/">
site Linux Weekly News</ulink>, en plus d'être une excellente source
d'information et de nouveautés, fournit un report hebdomadaire sur les
distributions avec des pointeurs sur la plupart d'entr'elles.</para>
	
<para>Lorsque ce HOWTO fut écrit pour la première fois, dans un passé
lointain (1992&nbsp;-&nbsp;1993), la plupart des gens
récupéraient Linux en utilisant des chemins tortueux. Cela impliquait de
longs téléchargements à partir d'Internet ou d'un
BBS sur leur machines DOS, suivis d'une procédure élaborée permettant de
transférer ce qui avait été récupéré sur de multiples disquettes. Une de ces 
disquettes était alors bootée et utilisée pour l'installation de l'autre 
douzaine.  Avec de la chance (et sans erreurs sur les supports), 
l'installation se finissait plusieurs heures plus tard par un Linux en état de 
marche. Ou peut-être pas.</para>

<para>Bien que cette façon de procéder reste encore possible (vous pouvez 
télécharger une des nombreuses distributions à partir du site 
 <ulink url="http://metalab.unc.edu/pub/Linux/distributions/">
Metalab</ulink>),
il existe des méthodes beaucoup moins fatigantes. La plus facile consiste à 
acheter l'une des excellentes distributions commerciales de Linux sur
CD-ROMs comme Red Hat, Debian, Linux Pro, ou WGS. Elles sont
généralement vendues moins de 50 $; dans des
librairies ou des boutiques d'Informatique et vous économiseront plusieurs
heures d'énervement.</para>

<para>Vous pouvez aussi achetez des CD-ROMs «&nbsp;compilation&nbsp;» comme
l'ensemble Linux Developer's Resource d'InfoMagic.
Ceux-ci contiennent généralement plusieurs distributions et un contenu
récent des sites les plus importants de Linux, comme metalab ou 
tsx-11.</para>

<para>Dans la suite de ce HOWTO, nous décrirons les étapes d'une
installation à partir d'un CD-ROM «&nbsp;compilation&nbsp;», ou
de l'un des Linux commerciaux n'incluant pas de manuel d'installation
imprimé. Si votre Linux contient un manuel, certaines informations
de ce HOWTO peuvent vous être utiles, mais il est préférable
de consulter le manuel pour les instructions d'installation détaillées.</para>

</sect2>
</sect1>
<sect1 id="overview"><title>Présentation de l'installation</title>

<para>Il est prudent de rassembler les informations sur la configuration de
 votre matériel avant de commencer l'installation. Prenez connaissance du 
vendeur et des références de chaque carte de votre machine ; renseignez-vous 
sur les IRQ et DMA. Vous n'aurez probablement pas besoin de ces informations
 -- mais si cela devient nécessaire, vous en aurez vraiment besoin.</para>

<para>Si vous voulez tourner avec un système «&nbsp;dual-boot&nbsp;»
 (Linux et DOS ou Windows ou les deux à la fois), réarrangez (repartitionnez) 
votre disque pour faire de la place pour Linux. Si vous êtes avisé, vous 
<emphasis> faites une sauvegarde générale avant toute chose!</emphasis></para>

<sect2><title>Les premiers pas : par le chemin facile</title>

<para>Si vous possédez un CDROM EIDE/ATAPI (habituel par les temps qui
 courent), vérifiez les réglages du BIOS de votre machine pour voir si vous 
avez la possibilité de «&nbsp;booter&nbsp;» à partir d'un CD-ROM. La plupart 
des machines construites après la mi-97 peuvent le faire.</para>

<para>Si c'est la cas, changez les réglages de telle sorte que le CD-ROM soit
examiné en premier. Ceux-ci se trouvent souvent dans un sous-menu
«&nbsp;BIOS FEATURES&nbsp;» faisant partie du menu principal de configuration 
du BIOS.
</para>

<para>Insérez ensuite le CD-ROM. Redémarrez, et c'est parti.</para>

<para>Si vous avez un CD-ROM SCSI, il y a souvent possibilité de 
«&nbsp;booter&nbsp;» à partir de lui, mais cela dépend souvent du couple 
carte-mère/BIOS.
Ceux qui en savent assez pour être en mesure de supporter le supplément
de coût nécessité par l'achat d'un lecteur SCSI CDROM sauront sûrement
s'en tirer.</para>

</sect2>
<sect2 id="hardway"><title>Les premiers pas : par le chemin difficile</title>

<itemizedlist>
<listitem><para>Créez les disquettes d'installation.</para></listitem>

<listitem><para> Démarrez un mini-Linux d'installation à partir des disquettes
 afin d'accéder au CD-ROM.</para></listitem>
</itemizedlist>

</sect2>
<sect2 id="continuing"><title>Continuer l'installation</title>

<itemizedlist>

<listitem><para>Préparez les systèmes de fichiers Linux. (Si vous n'avez pas 
déjà ouvert la table de partition, vous le ferez à ce moment).</para></listitem>

<listitem><para>Installez un système Linux de base à partir du CDROM.</para>
</listitem>
	
<listitem><para> Démarrez Linux à partir du disque dur.</para></listitem>

<listitem><para> (Optionnel) Installez d'autres paquetages à partir du
CD-ROM.</para></listitem>

</itemizedlist>

</sect2>
<sect2 id="basicparts"><title>Parties fondamentales d'un kit d'installation</title>

<para>Voici les parties fondamentales d'une distribution installable :</para>

<itemizedlist>

<listitem><para>Les fichiers README et FAQ. Ceux-ci se trouvent
habituellement dans le répertoire racine de votre CD-ROM et peuvent
être lus dès que le disque a été monté sous Linux. (En fonction de
la façon dont le CD-ROM a été fait, ils peuvent même être visibles
sous DOS/Windows.) Il est souhaitable de lire ces fichiers dès que
vous pourrez y accéder afin d'être tenu au courant des changements
et des mises à jour importantes.</para></listitem>

<listitem><para>Plusieurs images de «&nbsp;bootdisk&nbsp;»<indexterm>
<primary>bootdisk </primary> </indexterm> (souvent dans un sous-répertoire). 
Si le CD-ROM n'est pas bootable, l'une de celles-ci est le fichier que vous 
copierez sur une disquette afin de créer la disquette de boot. Vous choisirez 
<emphasis>une </emphasis> de ces images en fonction du type de matériel dont 
vous disposez sur votre système.</para></listitem>

</itemizedlist>

<para>Le problème est que certains pilotes de matériel entrent
bizarrement en conflit les uns avec les autres et,
au lieu d'essayer de déceler les problèmes de matériel sur votre
 système, il est plus facile d'utiliser une
disquette image de boot qui ne lancera que les pilotes nécessaires.
 (Ceci aura, en plus, l'avantage de réduire la taille de votre noyau.)</para>

<itemizedlist>

<listitem><para>Une disquette image de dépannage. C'est une disquette
contenant un noyau de base et des outils pour
réparer les dégâts au cas où quelque chose n'irait pas avec le noyau
 ou si le démarrage se bloquait sur votre disque dur.</para></listitem>

<listitem><para>RAWRITE.EXE. C'est un programme MS-DOS permettant
d'écrire le contenu d'un fichier (comme l'image de boot ou de rootdisk)
 directement sur une disquette, sans se soucier du formatage.</para></listitem>

</itemizedlist>

<para>Vous n'avez besoin de RAWRITE.EXE que si vous prévoyez de
créer vos disquettes «&nbsp;boot&nbsp;» et «&nbsp;root&nbsp;» à
partir d'un système MS-DOS. Si vous avez accès à une station de travail
UNIX disposant d'un lecteur de disquettes, vous pouvez vous en servir 
pour créer les disquettes en utilisant la commande «&nbsp;dd&nbsp;», ou 
un script fourni par le vendeur. Lisez la page de man sur 
dd(1) et demandez de l'aide aux gourous UNIX de votre 
entourage. Vous trouverez un exemple concernant «&nbsp;dd&nbsp;» un peu plus 
loin dans ce document.</para> 

<itemizedlist>
	
<listitem><para>Le CD-ROM lui-même.  Le but de la disquette «&nbsp;boot&nbsp;»
est de préparer votre machine au chargement des disquettes «&nbsp;root&nbsp;» ou
 d'installation, qui ne sont elles-mêmes que des moyens pour préparer
votre disque dur et copier dessus des parties du CD-ROM.</para></listitem>

</itemizedlist>

</sect2>
</sect1>
<sect1 id="details"><title>L'installation en détail</title>

<sect2><title>Se préparer pour l'installation</title>

<para>Linux utilise les composants d'un PC plus efficacement que MS-DOS,
Windows ou NT, et est donc moins tolérant vis-à-vis des matériels mal 
configurés. Il y a un minimum de choses à faire avant de commencer pour
diminuer les risques d'être arrêté par ce genre de problèmes.</para>

<para>Tout d'abord, récupérez toutes les documentations que vous possédez sur
votre matériel -- carte mère, carte vidéo, écran, modem, etc. -- et gardez-les
 à portée de main.</para>

<para>Puis, rassemblez les informations détaillées sur votre
configuration matérielle. Une façon de réaliser cela facilement, si vous 
disposez de MS-DOS 5.0 ou supérieur, est d'imprimer un rapport en utilisant
l'utilitaire de diagnostic «&nbsp;msd.exe&nbsp;» de Microsoft (vous 
pouvez ignorer les parties concernant les programmes résidents, la
 carte mémoire, les chaînes d'environnement et la version du système).
 Entre autres choses, ceci vous garantit une information complète et 
correcte sur votre carte graphique et le type de votre souris, ce qui sera 
utile lors de la configuration de X.</para>

<para>Enfin, vérifiez que votre machine ne pose pas de problèmes de
 configuration lors de la reconnaissance du matériel, ce qui pourrait causer 
un bloquage irrémédiable pendant l'installation de Linux.</para>

<itemizedlist>
	
<listitem><para> Un système DOS/Windows peut utiliser un (des) disque(s)
dur(s) et un CD-ROM IDE même si les jumpers maître/esclave ne sont pas
 correctement positionnés sur ces disques. Linux ne fonctionne pas 
ainsi. En cas de doute, vérifiez vos jumpers maître/esclave !</para></listitem>

<listitem><para> Est-ce que l'un de vos périphériques ne possède ni jumper,
ni mémoire de configuration non volatile ? Si c'est le cas, vous
 pouvez avoir besoin d'une initialisation au démarrage via un utilitaire MS-DOS
pour démarrer, et il peut être difficilement accessible par
Linux. Les CD-ROMs, les cartes sons, les cartes
Ethernet et les lecteurs de bande de bas de gamme peuvent avoir ce
problème. Vous pourrez peut-être contourner le problème au moyen de
 paramètres donnés à l'invite du démarrage ; lisez le
<ulink url="&howto;BootPrompt-HOWTO.html">« Linux Boot Prompt HOWTO »</ulink>
pour les détails.
</para></listitem>

<listitem><para> Certains systèmes d'exploitation permettent à une souris de
type bus de partager une IRQ avec d'autres dispositifs. Linux ne le
 permet pas; en fait, ce genre de choses peut entraîner le bloquage
de votre machine. Si vous utilisez une souris de type bus, lisez le 
<ulink url="&howto;Busmouse-HOWTO.html">« Linux Bus Mouse HOWTO »</ulink>, pour les détails.
</para></listitem>

</itemizedlist>

<para>Si possible, récupérez le numéro de téléphone d'un utilisateur
Linux expérimenté que vous pourrez appeler en cas d'urgence. Neuf fois sur
 dix vous n'en aurez pas besoin, mais c'est rassurant de l'avoir.</para>

<para>Évaluez le temps nécessaire à l'installation. Il sera d'à peu près
une heure sur un système vierge ou converti en tout Linux, ou jusqu'à trois
 heures pour un système «&nbsp;dual-boot&nbsp;» (ceux-ci ont un taux de
mauvais démarrage et de plantage bien plus élevé).</para>

</sect2>
<sect2 id="bootroot"><title>Créer les disquettes de «&nbsp;boot&nbsp;» et de «&nbsp;root
&nbsp;»</title>

<para>(Cette étape n'est nécessaire que dans le cas où vous ne pouvez pas
«&nbsp;booter&nbsp;» à partir du CD-ROM).</para>

<para>Votre CD-ROM Linux peut contenir des aides à l'installation qui
vous guideront de façon interactive pendant le processus de création des 
disquettes de «&nbsp;boot&nbsp;», de «&nbsp;root&nbsp;» et de récupération. 
 Ce peut être un programme d'installation MS-DOS (comme le programme 
<command>redhat.exe</command> de Red Hat), un script Unix, ou les deux.</para>

<para>Si vous avez un tel programme et que vous pouvez l'utiliser, lisez
le reste de cette section seulement pour information. Lancez le programme pour 
réaliser l'installation -- ses auteurs connaissent certainement mieux
les spécificités de la distribution que moi, et vous éviterez de nombreuses
étapes manuelles sujettes aux erreurs.</para>

<para>Des informations plus détaillées sur la façon de réaliser les
disquettes de «&nbsp;boot&nbsp;» et de «&nbsp;root&nbsp;» se trouvent dans le 
<ulink url="&howto;Bootdisk-HOWTO.html">
« Linux Bootdisk HOWTO » </ulink>.</para>

<para>Votre première étape sera de choisir une image de disquette de
«&nbsp;boot&nbsp;» convenant à votre matériel. Si vous devez le faire 
manuellement, vous constaterez généralement que soit
	(a) les images de «&nbsp;boot&nbsp;» sur votre
CD-ROM portent un nom qui vous aidera à trouver celle qui convient, soit
	(b) il y a un fichier index décrivant chaque image.</para> 

<para>Puis, vous devrez créer des disquettes à partir de l'image 
«&nbsp;boot&nbsp;» que vous avez choisie, et éventuellement à partir des 
images «&nbsp;rescue&nbsp;». 
C'est là que le programme MS-DOS RAWRITE.EXE entre en jeu.</para>

<para>Ensuite, vous devrez avoir deux ou trois disquettes 
<emphasis>haute densité</emphasis> 
formatées MS-DOS. (Elles doivent être du même type ; si le lecteur de
 disquettes sur lequel vous démarrez est un lecteur
3.5&quot; vos disquettes doivent toutes être des disquettes haute densité de 
3.5&quot;.)  Vous utiliserez RAWRITE.EXE pour copier les images de
 «&nbsp;boot&nbsp;» et de «&nbsp;root&nbsp;» sur les disquettes.</para>

<para>Appelez-le sans paramètre, de la façon suivante :</para>

<screen>
C:&bsol;> RAWRITE
</screen>

<para>Répondez aux questions concernant le nom du fichier à copier et la
disquette de destination (A:, par exemple). RAWRITE copiera le 
fichier, bloc par bloc, directement sur la disquette. Utilisez aussi
RAWRITE pour l'image de la disquette «&nbsp;root&nbsp;» (COLOR144, par
exemple). Quand c'est fait, vous avez deux disquettes : l'une est la disquette 
«&nbsp;boot&nbsp;», l'autre la disquette «&nbsp;root&nbsp;». Ces deux 
disquettes ne sont plus lisibles par MS-DOS (dans un certain sens, ce sont des 
disquettes «&nbsp;formatées Linux&nbsp;»).</para>

<para>Vous pouvez utiliser les commandes dd(1) sur un système UNIX pour
faire la même chose. (Pour cela, vous aurez besoin d'une station de travail UNIX
 disposant d'un lecteur de disquettes, bien sûr.) Par exemple, sur
une station de travail Sun, avec un lecteur de disquette piloté par
<filename>/dev/rfd0</filename>, vous pouvez utiliser la commande :</para>

<screen>
$ dd if=bare of=/dev/rfd0 obs=18k
</screen>

<para>Sur certaines stations de travail (celles de Sun, par exemple),
vous devrez fournir en paramètre la bonne taille de bloc de sortie 
(le paramètre «&nbsp;obs&nbsp;») ou bien la commande échouera. Si vous 
rencontrez des problèmes, la page du manuel sur dd(1) peut s'avérer
 instructive.</para>

<para>Assurez-vous d'utiliser des disquettes neuves et sans erreur. Les
disquettes ne doivent pas avoir de blocs défectueux.</para>

<para>Vous n'avez pas besoin de faire tourner Linux ou MS-DOS pour
installer Linux. Cependant, cela facilite la création des disquettes de 
«&nbsp;boot&nbsp;» et de «&nbsp;root&nbsp;» à partir de votre CD-ROM. 
Si vous n'avez pas de système d'exploitation installé sur votre machine, vous 
pouvez utiliser le Linux ou le MS-DOS de quelqu'un d'autre juste pour créer 
les disquettes, et installer à partir de là.</para>

</sect2>
<sect2><title>Repartitionner les disques DOS/Windows</title>

<para>Sur beaucoup de systèmes, le disque dur est déjà consacré à des
partitions MS-DOS, OS/2, etc. Vous devez modifier la taille de ces partitions 
pour faire de la place à Linux. Si vous comptez avoir un système 
«&nbsp;dual boot&nbsp;», il vous est vivement conseillé de lire un, ou 
plusieurs, des mini-HOWTO suivants qui décrivent certaines configurations 
«&nbsp;dual boot&nbsp;». (NdT : Les traductions françaises de ces documents se 
trouvent sur <ulink url="http://www.traduc.org">www.traduc.org</ulink>).
</para>

<itemizedlist>

<listitem><para> Le
<ulink url="&mini-howto;Linux+DOS+Win95+OS2.html">DOS-Win95-OS2-Linux mini-HOWTO,</ulink></para></listitem>

<listitem><para> Le  
<ulink url="&mini-howto;Linux+Win95.html">Linux+Win95 mini-HOWTO,</ulink></para></listitem>

<listitem><para> Le 
<ulink url="&mini-howto;Linux+NT-Loader.html">Linux+NT mini-HOWTO</ulink></para></listitem>

</itemizedlist>

<para>Même s'ils ne sont pas directement applicables à votre
système, ils vous aideront à comprendre tout ce qui est mis en jeu.</para>

<note><para> Certains Linux peuvent s'installer dans un
répertoire de votre partition MS-DOS. (Ce qui n'est pas la même chose 
qu'installer Linux <emphasis>à partir </emphasis>d'une partition MS-DOS). Vous utiliserez alors le 
système de fichiers «&nbsp;UMSDOS&nbsp;» qui vous permet de traiter un 
répertoire de votre partition MS-DOS comme un système de fichiers Linux. Vous 
n'aurez donc pas besoin de repartitionner votre disque dur.</para></note>

<para>Je ne recommande cette méthode que dans le cas où votre disque a
déjà quatre partitions (c'est le maximum pour DOS) et qu'un repartionnement
serait problématique (il ralentirait Linux à cause du surcoût
engendré par la traduction des noms de fichiers). Une
autre raison d'utiliser «&nbsp;UMSDOS&nbsp;» est que cela permet d'essayer 
Linux avant de repartitionner. Cependant, dans la majeure
partie des cas, vous devrez repartitionner votre disque comme cela est
décrit ici. Si vous avez l'intention d'utiliser
«&nbsp;UMSDOS&nbsp;», vous devrez vous débrouiller par vous-même -- ce type
d'installation n'est pas décrit ici. A partir de
maintenant, nous considérons que vous n'utilisez PAS «&nbsp;UMSDOS&nbsp;», et 
que vous devez repartitionner votre disque dur.</para>

<para>Une <firstterm>partition</firstterm> est simplement une section du disque dur,
réservée pour un système d'exploitation particulier.
 Si vous n'avez que MS-DOS installé, votre disque dur n'a probablement
qu'une seule partition qui lui est entièrement consacrée.
Pour utiliser Linux, il faut repartitionner le disque afin d'avoir une
partition pour MS-DOS, et une (ou plusieurs) pour Linux.</para>

<para>Il y a trois types de partitions : <firstterm>primaire</firstterm>, <firstterm>étendue</firstterm>, et
<firstterm>logique</firstterm>.  Sans entrer dans les détails, les partitions
primaires correspondent aux quatre partitions principales de votre disque. 
Cependant, si vous désirez avoir plus de quatre partitions par disque, vous 
devez créer une partition étendue qui peut contenir plusieurs partitions 
logiques. On ne stocke pas les données directement sur
une partition étendue -- celle-ci ne sert qu'à contenir les partitions
logiques. Les données ne sont stockées que sur des partitions primaires ou 
logiques.</para>

<para>Autrement dit, la plupart des gens n'utilisent que des partitions
primaires. Cependant, si vous avez besoin de plus de quatre partitions sur un
 disque, vous devrez créer une partition étendue. Les partitions logiques seront
ensuite créées dans la partition étendue et vous aurez alors plus de quatre
partitions par disque.</para>
	
<para>Notez aussi que vous pouvez facilement installer Linux sur le
second disque de votre machine (D: sous MS-DOS). Il suffit de préciser le
 nom du périphérique approprié lors de la création des partitions Linux. 
Ceci est décrit en détail plus loin.</para>

<para>Revenons au repartitionnement du disque. Le problème avec le
changement de taille des partitions est qu'il
n'y a pas de moyen de le faire sans détruire les données stockées
dans ces partitions. Aujourd'hui, il existe des utilitaires
de partitionnement permettant de modifier la taille sans perte de données ;
 ils connaissent la structure des systèmes de fichiers, peuvent trouver
la place libre sur un système de fichier, et peuvent déplacer les données
sur la partition pour pouvoir faire de la place là où c'est nécessaire,
 pour qu'une modification de taille soit effectuée correctement.
Je suggère quand même d'effectuer une sauvegarde complète de votre système
 avant de repartitionner, en cas d'erreur du programme ou d'erreur humaine.
</para>

<para>Lorsque vous êtes sous Linux, 
<ulink url="http://www.gnu.org/software/parted">« GNU parted »</ulink> vous permet
 de créer, de détruire, de redimensionner et de copier des partitions. Il 
supporte les systèmes de fichier ext2, FAT16 et FAT32, et les partitions swap
 Linux ; il reconnaît également les disques MS-DOS.
«&nbsp;parted&nbsp;» est utile pour faire de la place pour les nouveaux
 systèmes d'exploitation, pour réorganiser l'occupation du disque, pour copier
des données entre disques et pour réaliser des images de disques. Il est
de conception relativement récente, mais a la réputation de bien fonctionner
sans provoquer de pertes de données.</para>

<para>Il existe une programme MS-DOS appelé <ulink url="http://metalab.unc.edu/pub/Linux/system/install">FIPS</ulink>qui permet de
repartitionner un disque sans détruire les données.
Avec ce programme, un optimiseur disque (comme Norton
Speed Disk), et un peu de chance, vous devriez pouvoir changer la taille
de vos partitions MS-DOS sans perdre les données qui s'y trouvent.</para> 

<para>La méthode de redimensionnement plus ancienne, si vous ne possédez pas
l'un de ces éditeurs de partition, consiste à détruire la ou les partitions,
et à en recréer avec des tailles plus petites. Si vous utilisez cette méthode,
vous devez absolument faire une sauvegarde pour conserver toutes vos données.
</para>

<para>La méthode classique pour modifier les partitions est d'utiliser le 
programme FDISK. Par exemple, supposons que vous ayez un disque dur de 
80 Mo entièrement dédié à MS-DOS. Vous voulez le couper en deux -- 40 Mo pour
 MS-DOS et 40 Mo pour Linux. Pour ce faire, lancez <command>FDISK</command>
 sous MS-DOS, 
détruisez la partition MS-DOS de 80 Mo, et recréez une partition MS-DOS de
 40 Mo à la place. Vous pouvez alors formater la nouvelle partition et 
réinstaller vos programmes MS-DOS à partir des sauvegardes. 40 Mo sur le 
disque sont inoccupés. Plus tard, vous créerez des partitions Linux sur cette
 portion inutilisée du disque.</para>

<para>En résumé, pour modifier la taille de vos partitions MS-DOS avec
<command>FDISK</command>, vous devez :</para>

<orderedlist>

<listitem><para>Faire une sauvegarde complète de votre système.</para></listitem>

<listitem><para>Créer une disquette système MS-DOS avec une commande comme :

<screen>
FORMAT /S A:
</screen>

Copier les fichiers <command>FDISK.EXE</command> et <command>FORMAT.COM</command> sur cette
disquette, ainsi que tous les autres utilitaires dont vous pourriez 
avoir besoin. (Par exemple, ceux permettant de restaurer la sauvegarde).
</para></listitem>

<listitem><para>Redémarrer votre ordinateur à partir de cette disquette.</para></listitem>

<listitem><para> Lancer <command>FDISK</command>, en lui précisant éventuellement le disque à
modifier (C: ou D:, par exemple).</para></listitem>

<listitem><para>Utiliser les options du menu de FDISK afin de détruire les
partitions dont vous voulez changer la taille.
<emphasis>Cette opération détruira toutes les données de ces partitions.</emphasis></para></listitem>

<listitem><para>Utiliser les options du menu de FDISK pour recréer ces
partitions avec des tailles inférieures.</para></listitem>

<listitem><para> Quitter FDISK et reformater les nouvelles partitions avec la
commande <command>FORMAT.</command></para></listitem>

<listitem><para> Restaurer les fichiers originaux à partir de la sauvegarde.</para></listitem>

</orderedlist>
	
<para>Notez que le FDISK de MS-DOS vous permettra de créer un
«&nbsp;disque DOS logique&nbsp;». Un disque DOS logique est simplement une 
partition logique sur votre disque dur. Vous pouvez installer Linux sur une 
partition logique, mais ne la créez pas avec le programme FDISK de MS-DOS.
Ainsi, si vous utilisez actuellement un disque DOS logique,
et que vous voulez installer Linux à sa place, vous devez détruire le
disque logique avec le FDISK de MS-DOS, et (plus tard) créer une 
partition logique pour mettre Linux à sa place.</para>
	
<para>Le mécanisme utilisé par OS/2 et d'autres systèmes d'exploitation
est similaire. Lisez la documentation de ces systèmes pour obtenir les détails.
</para>

</sect2>
<sect2><title>Créer des partitions pour Linux</title>

<para>Après avoir repartitionné votre disque, vous devez créer des
partitions pour Linux. Avant d'expliquer comment faire, nous allons parler des
 partitions et des systèmes de fichiers sous Linux.</para>

<sect3 id="partbasics"><title>Partitions : les bases</title>

<para>Linux demande au moins une partition, pour le <firstterm>système de 
fichier racine</firstterm> qui contiendra le noyau Linux.</para>
	
<para>Vous pouvez vous représenter un <firstterm>système de fichiers
</firstterm> comme une partition formatée pour Linux.
Les systèmes de fichiers servent à stocker les fichiers. Chaque système
doit avoir au moins un système de fichiers racine. Cependant, de nombreux 
utilisateurs préfèrent utiliser plusieurs systèmes de fichiers -- un pour
chaque partie importante de l'arborescence des répertoires. Par exemple,
vous pouvez créer un système de fichiers séparé pour y stocker tous les 
fichiers se trouvant sous le répertoire <filename>/usr</filename>. (Notez que 
sur les systèmes UNIX, ce sont les «&nbsp;/&nbsp;» qui délimitent les 
répertoires et non les '&bsol;' comme sous MS-DOS). En ce cas, vous aurez un 
système de fichiers racine et un système de fichiers <filename>/usr</filename>.
</para>

<para>Chaque système de fichiers nécessite sa propre partition. Par
conséquent, si vous utilisez les systèmes de fichiers racine et <filename>/usr</filename>, 
vous devrez créer deux partitions Linux.</para>

<para>De plus, beaucoup d'utilisateurs créent une <firstterm>partition de swap</firstterm>,
utilisée pour la mémoire virtuelle. Si vous avez, disons, 4 Mo de mémoire 
installés sur votre machine, et une partition de swap de 10 Mo, pour Linux
vous aurez 14 Mo de mémoire virtuelle.</para>

<para>Lorsqu'il utilise l'espace de swap, Linux déplace les pages mémoire
inutilisées pour les mettre sur le disque, ce qui permet d'exécuter plus 
d'applications en même temps sur votre système. Cependant, ce déplacement est
 lent, et ne peut remplacer la mémoire physique réelle. Les applications qui
nécessitent beaucoup de mémoire (comme X-Window) utilisent souvent un espace 
de swap lorsqu'ils n'ont pas assez de mémoire physique.</para>
	
<para>Presque tous les utilisateurs de Linux emploient une partition de
swap. Si vous avez 4 Mo de mémoire voire moins, une partition de swap est 
nécessaire pour installer Linux. De toutes façons, il est fortement recommandé 
d'avoir une partition de swap, sauf si vous disposez de beaucoup de RAM 
physique.</para>

<para>La taille de votre partition de swap dépend de vos besoins en
mémoire virtuelle. On conseille souvent d'avoir au moins 16 Mo de mémoire 
virtuelle&nbsp;: par conséquent, si vous avez 8 Mo de RAM physique, vous 
créerez une partition de swap de 8 Mo. Notez que la taille maximale des partitions de swap dépend de la plateforme; lisez le Partition-HOWTO si vous
voulez créer une partition de swap de taille supérieure à 1 Go. 
</para>

<para>Vous trouverez plus d'informations sur la théorie de la
configuration de l'espace de swap et sur le partitionnement des disques dans
 le <ulink url="&mini-howto;Partition.html"> Linux Partition mini-HOWTO</ulink>.
</para>

<para>Note : Il est possible, bien qu'un peu délicat, de partager
les partitions de swap entre Linux et Windows 95 sur un système 
«&nbsp;dual boot&nbsp;».
 Pour les détails, consultez le 
 <ulink url="http://metalab.unc.edu/pub/Linux/docs/HOWTO/unmaintained/mini/Swap-Space">Linux Swap Space Mini-HOWTO</ulink>.</para>

<para>Remarque &num;1 : Si vous avez un disque EIDE avec une
partition dépassant 504 Mo, votre BIOS peut ne pas vous permettre de démarrer 
un système Linux qui y serait installé. Par conséquent, mettez votre partition
 racine sous ces 504 Mo. Il ne devrait pas y avoir de problèmes avec les 
disques SCSI qui ont généralement leur propre BIOS disque.
Pour les détails techniques, consultez le 
 <ulink url="&mini-howto;Large-Disk.html">Large Disk mini-HOWTO</ulink>.</para>

<para>Remarque &num;2 : Vous mélangez les disques IDE et SCSI ?
Alors attention. Votre BIOS ne vous permettra peut-être pas de démarrer 
directement à partir d'un disque SCSI.</para>

</sect3>
<sect3 id="partsizing"><title>Taille des partitions</title>

<para>A côté de vos partitions racine et de swap, vous créerez une
ou plusieurs partitions pour y mettre vos programmes et les répertoires 
d'accueil des utilisateurs.</para>

<para>Bien qu'en théorie vous puissiez tout faire marcher avec une
seule grosse partition, presque personne ne le fait. Disposer de plusieurs
 partitions a de nombreux avantages :</para>

<itemizedlist>

<listitem><para>souvent, cela diminue le temps nécessaire aux vérifications
des systèmes de fichiers qui sont effectuées au démarrage ;</para></listitem>

<listitem><para>les fichiers ne peuvent grandir au delà des frontières de
partitions. En conséquence, vous pouvez utiliser ces frontières de
 partition comme des protections contre les programmes (comme les 
news Usenet) qui voudraient consommer d'énormes quantités de disque,
 afin de les empêcher de surpeupler l'espace disque nécessaire à 
votre noyau et au reste de vos applications ;</para></listitem>

<listitem><para>si jamais vous avez un problème sur votre disque, formater
et récupérer une seule partition est une opération moins pénible que 
d'avoir à tout refaire en partant de zéro.</para></listitem>

</itemizedlist>

<para>Sur les disques actuels, une bonne configuration de base consiste
en une petite partition racine (moins de 80 Mo), une partition /usr
 moyenne (environ jusqu'à 300 Mo) pour contenir les logiciels systèmes, et une
partition /home occupant le reste de l'espace disque disponible
pour les répertoires utilisateurs.</para>

<para>Vous pouvez faire des choses plus élaborées. Par exemple, si vous
savez que vous allez utiliser les forums Usenet, vous pouvez leur attribuer 
une partition qui leur sera dédiée afin de contrôler leur occupation
disque maximale, ou créer une partition /var regroupant les
fichiers du courrier, des news, et les fichiers
temporaires. Mais, à l'heure des disques de très grandes capacités et très
peu chers, ces complications semblent de moins en moins nécessaires pour les 
premières installations Linux. Pour votre premier essai, surtout, restez
simple.</para>

</sect3>
</sect2>
<sect2 id="booting"><title>Démarrer la disquette d'installation</title>

<para>La première étape consiste à lancer la disquette de boot que vous
avez créée. Normalement, tout devrait se passer sans problème ; le prompt de 
démarrage du noyau devrait se terminer automatiquement après 10 secondes. 
Normalement, c'est ainsi que vous démarrerez à partir d'un disque IDE.</para>

<para>Voilà ce qui se passe réellement : la disquette de boot fournit un
système d'exploitation miniature qui (parce que le disque dur n'est pas prêt) 
utilise une partie de votre mémoire vive comme disque virtuel (appelée,
tout à fait logiquement, «&nbsp;ramdisk&nbsp;»).</para>

<para>La disquette de boot dépose dans le «&nbsp;ramdisk&nbsp;» un petit 
ensemble de fichiers et d'outils d'installation que vous utiliserez pour
préparer votre disque dur et y installer un système Linux à partir
de votre CD-ROM.</para>

<para>(Autrefois cela se passait en deux temps, en faisant appel à une
seconde disquette appelée «&nbsp;root disk&nbsp;» (disquette root) ; ceci a 
changé lorsque les modules noyau sont apparus).</para>

<para>En donnant certaines options à la suite du nom du noyau, vous pouvez
préciser différents paramètres matériels, comme l'IRQ et l'adresse de votre 
contrôleur SCSI, ou la géométrie du disque, avant de lancer le noyau Linux. Ce 
sera peut-être nécessaire si Linux ne détecte pas votre contrôleur SCSI ou
la géométrie de votre disque, par exemple.</para>

<para>Notamment, de nombreux contrôleurs SCSI nécessitent de
spécifier l'adresse du port et l'IRQ au moment du démarrage. De même, les 
machines PS/1, ThinkPad, et ValuePoint d'IBM ne mémorisent pas la
géométrie des disques dans la CMOS, et vous devrez alors la spécifier au
démarrage. (Plus tard, vous saurez configurer votre système afin qu'il 
fournisse lui-même ces paramètres.)</para>

<para>Faites attention aux messages qui s'affichent lors du démarrage du
système. Ils énumèreront et décriront le matériel que votre installation Linux 
a détecté. Notamment, si vous avez un contrôleur SCSI, vous devriez voir une 
liste des hôtes SCSI détectés. Si vous voyez le message</para>

<screen>
SCSI: 0 hosts
</screen>

<para>cela veut dire que votre contrôleur SCSI n'a pas été reconnu,
et que vous devez vous poser la question de savoir comment informer le noyau 
de son emplacement.</para>

<para>Le système affichera aussi des informations sur les partitions et
les périphériques détectés. Si l'une de ces informations n'est pas correcte, 
ou manque, vous devrez provoquer une détection du matériel.</para>

<para>Si tout va bien et que votre matériel semble avoir été reconnu,
vous pouvez passer à la section suivante, «&nbsp;Utiliser la disquette 
root&nbsp;».</para>

<para>Pour forcer la détection de votre matériel, vous devez entrer les
paramètres corrects au prompt du démarrage en utilisant la syntaxe suivante :
</para>

<screen>
linux &lt;paramètres...&gt;
</screen>

<para>Un bon nombre de paramètres sont disponibles ; nous donnons ci-dessous
 la liste des plus courants. Les disquettes de boot Linux récentes vous 
permettront, le plus souvent, de consulter un écran d'aide décrivant ceux-ci 
avant de démarrer.</para>

<itemizedlist>
	
<listitem><para><emphasis>hd=cylindres,têtes,secteurs </emphasis>: précise la
géométrie du disque dur. Nécessaire pour des machines comme le PS/1, 
ValuePoint, et ThinkPad d'IBM.
Par exemple, si votre disque dur a 683 cylindres, 16 têtes et 32 secteurs par piste, entrez :

<screen>
linux hd=683,16,32
</screen>
</para>
<para><emphasis>tmc8xx=memaddr,irq </emphasis> : précise l'adresse et l'IRQ pour les 
contrôleurs SCSI TMC-8xx de Future Domain. Par exemple :</para>

<screen>
linux tmc8xx=0xca000,5
</screen>

<para>Notez que le préfixe <emphasis>0x</emphasis> doit être utilisé pour les
valeurs exprimées en hexadécimal. Ceci est vrai pour toutes les options 
suivantes.</para></listitem>

<listitem><para><emphasis>st0x=memaddr,irq </emphasis> : précise l'adresse et
 l'IRQ pour les contrôleurs STO2 de Seagate.</para></listitem>

<listitem><para><emphasis>t128=memaddr,irq </emphasis> : précise l'adresse et 
l'IRQ pour les contrôleurs T128B de Trantor.</para></listitem>

<listitem><para><emphasis>ncr5380=port,irq,dma </emphasis> :précise le port, 
l'IRQ, et le canal DMA pour les contrôleurs NCR5380 génériques.
</para></listitem>

<listitem><para><emphasis>aha152x=port,irq,scsi_id,1 </emphasis> Précise le 
port, l'IRQ et l'identificateur SCSI pour les contrôleurs AIC-6260. Ceci 
s'applique aux contrôleurs Adaptec 1510, 152x, et Soundblaster-SCSI.
</para></listitem>

</itemizedlist>

<para>Si vous avez des questions sur ces options de démarrage, lisez le
<citetitle>SCSI HOWTO</citetitle>, disponible sur tous les sites archives FTP 
Linux (NdT : Une version française se trouve, comme pour tous les autres HOWTO 
traduits sur <ulink url="http://www.traduc.org">www.traduc.org</ulink>. 
Ce document explique la compatibilité Linux et le SCSI bien plus en 
détail.</para>

<sect3 id="egaorx"><title> Choisir une installation en mode texte ou graphique.</title>

<para>Après l'installation, toutes les versions récentes de Linux
démarrent en lançant un programme d'installation
fenêtré qui vous guide de façon interactive à travers ces étapes en vous 
fournissant un maximum d'aide.</para>

<para>Vous aurez sûrement la possibilité de configurer X, ainsi le programme 
d'installation pourra être graphique. Si vous choisissez cette façon de faire, 
le programme vous questionnera sur votre souris et votre type 
d'écran avant de commencer l'installation proprement dite. Lorsque 
l'installation de Linux aura été réalisée, cette configuration sera sauvegardée.
 Vous pourrez affiner le fonctionnement de votre écran plus
tard, par conséquent, lors de cette étape, vous pouvez commencer avec un
mode SVGA 640x480 de base.</para>

<para>X n'est pas nécessaire pour l'installation, mais (en supposant que
l'on sache configurer la souris et l'écran), beaucoup de gens trouvent 
l'interface graphique plus facile à utiliser. De toutes façons, vous serez 
amenés à installer X, donc le faire dès le début est une chose plutôt sensée.
</para>

<para>Suivez simplement les indications du programme. Elles vous guideront à 
travers les étapes nécessaires à la préparation du disque, à la création des 
comptes utilisateurs et à l'installation des paquetages à partir du CD-ROM.
</para>

<para>Dans ce qui suit, nous décrirons quelques parties
épineuses de l'installation comme si vous les réalisiez à la main. Ceci 
devrait vous aider à comprendre ce que fait le programme d'installation, et 
pourquoi.</para>

</sect3>
<sect3 id="fdisk"><title>Utiliser <command>fdisk</command> et <command>cfdisk</command></title>

<para>Votre première étape d'installation, une fois que la disquette root
Linux a été lancée, sera de créer ou d'éditer les tables de partitions de vos
 disques. Même si vous avez déjà utilisé FDISK pour configurer vos
partitions, vous devez revenir à la table des partitions et rajouter des
informations spécifiques à Linux.</para>

<para>Pour créer ou éditer des partitions Linux, nous utiliserons la
version Linux du programme <command>fdisk</command>, ou sa version orientée écran <command>cfdisk</command>. Notez que l'argument qui doit être donné
 à <command>fdisk</command> doit être le périphérique correspondant à la
 totalité du disque (par exemple <filename>/dev/sda</filename>) et non le nom
 de l'une de ses partitions (comme <filename>/dev/sda1</filename>).</para>

<para>En général, le programme d'installation recherchera une table des
partitions déjà existante et proposera de lancer <command>fdisk</command> ou <command>cfdisk</command> sur 
elle pour vous. Des deux programmes, <command>cfdisk</command> est vraiment le plus
facile à utiliser, mais ses versions actuelles sont aussi moins tolérantes
vis-à-vis d'une table de partitions inexistante ou mal faite.</para>

<para>Par conséquent, vous pouvez (surtout si vous faites une installation sur
 du matériel vierge) devoir commencer avec <command>fdisk</command> afin de vous placer dans 
une situation que <command>cfdisk</command> saura gérer.  Essayez de lancer <command>cfdisk</command> ; 
s'il y a des problèmes, lancez <command>fdisk</command>.  (Une bonne façon de procéder, si 
vous créez un système tout Linux et que <command>cfdisk</command> provoque des erreurs, est 
d'utiliser <command>fdisk</command> pour détruire toutes les partitions existantes et de
relancer <command>cfdisk</command> pour éditer la table vide.)</para>

<para>Quelques remarques sur <command>fdisk</command> et <command>cfdisk</command> : les deux
programmes prennent en paramètre le nom du disque sur lequel vous souhaitez
 créer les partitions Linux. Les noms des pilotes de disques durs sont :</para>

<itemizedlist>
<listitem><para><filename>/dev/hda </filename>Premier disque IDE
</para></listitem> 
<listitem><para><filename>/dev/hdb </filename>Second disque IDE
</para></listitem> 
<listitem><para><filename>/dev/sda </filename>Premier disque SCSI
</para></listitem>
<listitem><para><filename>/dev/sdb </filename>Second disque SCSI
</para></listitem>
</itemizedlist>

<para>Par exemple, pour créer des partitions Linux sur le premier disque
dur SCSI de votre système, utilisez la commande (votre programme 
d'installation peut la générer à partir d'un choix du menu) :</para>

<screen>
cfdisk /dev/sda
</screen>

<para>	Si vous utilisez <command>fdisk</command> ou <command>cfdisk</command> sans paramètre,
<filename>/dev/hda</filename> est pris par défaut.</para>

<para>Pour créer des partitions Linux sur le second disque de votre
système, spécifiez simplement soit <filename>/dev/hdb</filename> (pour un disque IDE), soit
 <filename>/dev/sdb</filename> (pour un disque SCSI) au moment de lancer <command>fdisk</command>.</para>

<para>Vos partitions Linux n'ont pas besoin d'être toutes sur le même disque.
 Par exemple, vous pouvez créer la partition du système de fichier racine sur
<filename>/dev/hda</filename> et votre partition de swap sur <filename>/dev/hdb</filename>. Pour ce 
faire, lancez simplement <command>fdisk</command> ou <command>cfdisk</command> 
une seule fois pour chaque disque.</para>

<para>Sous Linux, les partitions ont un nom basé sur le disque auquel
elles appartiennent. Par exemple, la première partition du disque 
<filename>/dev/hda</filename> s'appelle <filename>/dev/hda1</filename>, la seconde 
<filename>/dev/hda2</filename>, et ainsi de suite. Si vous avez des partitions
logiques, elles sont numérotées en partant de <filename>/dev/hda5</filename>, 
<filename>/dev/hda6</filename> etc.</para>

<note><para>Il est préférable de ne pas créer, ou détruire, des
partitions d'autres systèmes d'exploitation que Linux avec les programmes 
<command>fdisk</command> ou <command>cfdisk</command> de Linux. Autrement dit, ne créez pas ou ne 
supprimez pas des partitions MS-DOS avec cette version de 
<command>fdisk</command> ; utilisez plutôt la version MS-DOS de <command>FDISK</command>. Si vous essayez 
de créer une partition MS-DOS avec le <command>fdisk</command> de Linux, il y a de grandes 
chances pour que MS-DOS ne reconnaisse pas cette partition et ne se lance pas 
correctement.</para></note>
	
<para>Voici un exemple d'utilisation de <command>fdisk</command>. Nous avons une unique
partition MS-DOS occupant 61693 blocs sur le disque, le reste est disponible
 pour Linux. Sous Linux, un bloc fait 1024 octets, par conséquent 61693 blocs 
représentent à peu près 61 Mo. Nous ne créerons que deux partitions dans cet 
exemple : une pour le swap et une pour la racine.
	Vous étendrez probablement cette configuration à quatre partitions en 
ligne selon les recommandations suivantes : une pour le swap, une pour le 
système de fichiers racine, une pour les logiciels systèmes et une pour la 
zone des répertoires des utilisateurs.</para>

<para>D'abord, nous utilisons la commande «<command>&nbsp;p&nbsp;</command>» 
pour afficher la table de partition courante. Comme on peut le constater, 
<filename>/dev/hda1</filename> (qui est la première partition de <filename>/dev/hda
</filename>) est une partition DOS de 61693 blocs.</para>

<screen>
Command (m for help):   p
Disk /dev/hda: 16 heads, 38 sectors, 683 cylinders 
Units = cylinders of 608 * 512 bytes

  Device Boot  Begin   Start     End  Blocks   Id  System
/dev/hda1   *       1       1     203   61693    6  DOS 16-bit >=32M

Command (m for help):
</screen>

<para>Puis, nous utilisons la commande «<command>&nbsp;n&nbsp;</command>» pour 
créer une nouvelle partition. La partition racine Linux aura une taille de 
80 Mo.</para>

<screen>
Command (m for help):  n 
Command action 
    e   extended 
    p   primary partition (1-4)
p
</screen>

<para>On nous donne alors le choix entre la création d'une partition
étendue ou primaire. Dans la plupart des cas, on utilisera des partitions 
primaires, à moins que l'on ait besoin de plus de quatre partitions sur
un même disque. Voir la section sur le repartitionnement, ci-dessous,
pour plus d'informations.</para>

<screen>
Partition number (1-4): 2
First cylinder (204-683):  204
Last cylinder or +size or +sizeM or +sizeK (204-683): +80M
</screen>

<para>Le premier cylindre doit être le premier cylindre libre
APR&Egrave;S la fin de la partition précédente.. 
Dans notre cas, <filename>/dev/hda1</filename> se termine sur le cylindre 203, nous
démarrerons donc la nouvelle partition au cylindre 204.</para>

<para>Comme on peut le constater, si l'on utilise la notation
«&nbsp;+80M&nbsp;», celle-ci spécifie une partition de 80 Mo. De même, la 
notation «&nbsp;+80K&nbsp;» spécifierait une partition de 80 Ko, et 
«&nbsp;+80&nbsp;» une partition qui ne ferait que 80 octets.</para>

<screen>
Warning: Linux cannot currently use 33090 sectors of this partition
</screen>

<para>Si vous voyez cet avertissement, vous pouvez l'ignorer. Il provient
d'une ancienne restriction qui limitait les systèmes de fichiers Linux à 64 Mo.
 Cependant, avec les nouveaux types de systèmes de fichiers, ce
n'est plus le cas... Les partitions peuvent aller jusqu'à 4 To.</para>

<para>Puis, nous créeons notre partition de swap de 10 Mo, <filename>/dev/hda3</filename>.</para>

<screen>
Command (m for help): n
Command action 
    e   extended 
    p   primary partition (1-4) 
p

Partition number (1-4): 3
First cylinder (474-683):  474
Last cylinder or +size or +sizeM or +sizeK (474-683):  +10M
</screen>

<para>À nouveau, nous affichons le contenu de la table de partition. 
Assurez-vous de noter ces informations, notamment la taille de chaque 
partition en blocs. Vous en aurez besoin plus tard.</para>

<screen>
Command (m for help): p
Disk /dev/hda: 16 heads, 38 sectors, 683 cylinders 
Units = cylinders of 608 * 512 bytes

   Device Boot  Begin   Start     End  Blocks   Id  System
/dev/hda1   *       1       1     203   61693    6  DOS 16-bit >=32M
/dev/hda2         204     204     473   82080   83  Linux native
/dev/hda3         474     474     507   10336   83  Linux native
</screen>

<para>Notez que la partition de swap Linux (ici, <filename>/dev/hda3</filename>) a le
type «&nbsp;Linux native&nbsp;». On doit changer ce type en «&nbsp;Linux swap
&nbsp;» afin que le programme d'installation la reconnaisse comme partition
de swap. Pour ce faire, on utilise la commande «<command>&nbsp;t&nbsp;
</command>» de <command>fdisk</command> :</para>

<screen>
Command (m for help): t
Partition number (1-4): 3
Hex code (type L to list codes): 82
</screen>

<para>Si vous utilisez «<command>&nbsp;L&nbsp;</command>» pour obtenir la 
liste des types, vous verrez que 82 est le type qui correspond au swap Linux.
</para>

<para>Pour quitter <command>fdisk</command> et sauvegarder les changements dans la
table de partition, on utilise la commande «<command>&nbsp;w&nbsp;</command>». 
Pour quitter <command>fdisk</command> SANS sauvegarder les changements, on 
utilise la commande «<command>&nbsp;q&nbsp;</command>».</para>

<para>Après avoir quitté <command>fdisk</command>, le système peut vous demander de
relancer le système afin d'être sûr que les modifications soient prises en 
compte. En général, on n'a pas besoin de redémarrer après avoir
utilisé <command>fdisk</command> -- les versions récentes de <command>fdisk</command> et <command>cfdisk</command>
sont suffisamment évoluées pour mettre à jour les partitions sans redémarrer.
</para>

</sect3>
<sect3 id="postpartition"><title> Étapes suivantes</title>

<para>Après avoir édité les tables de partitions, le programme d'installation
 devrait les consulter et vous proposer d'activer la partition de swap.
 Répondez oui.</para>

<para>(Attention, il se peut que, sur un système «&nbsp;dual boot&nbsp;», 
l'une des partitions non Linux apparaisse comme une partition de swap)</para>

<para>Puis, le programme vous demandera d'associer des noms de systèmes
de fichiers Linux (comme /, /usr, /var, /tmp, /home, /home2, etc.) à
 chacune des partitions non swap que vous désirez utiliser.</para>

<para>Il existe une seule règle pour cela. Il doit y avoir un système de
fichiers racine, appelé /, et on doit pouvoir démarrer dessus. Vous 
pouvez appeler vos autres partitions Linux comme vous voulez, mais certaines 
conventions concernant leurs noms vous simplifieront probablement la vie
 plus tard.</para>

<para>Plus haut, je recommandais une configuration basée sur trois
partitions comprenant une petite racine, une partition système moyenne et une
 grosse partition utilisateur. Traditionnellement, elles doivent s'appeler 
/, /usr, et /home.  Le nom peu intuitif «&nbsp;/usr&nbsp;»
vient des temps où les systèmes Unix (beaucoup plus petits) mélangaient les 
logiciels systèmes et les répertoires utilisateurs sur une seule partition 
non racine. Le fonctionnement de certains logiciels dépend de son existence.
</para>

<para>Si vous avez plus d'une zone pour les répertoires des utilisateurs,
la convention veut qu'on les nomme /home, /home2, /home3, etc. 
 Ceci peut arriver lorsque l'on a deux disques physiques. Sur mon
système, par exemple, la configuration est la suivante :</para>

<screen>
Filesystem         1024-blocks  Used Available Capacity Mounted on
/dev/sda1              30719   22337     6796     77%   /
/dev/sda3             595663  327608   237284     58%   /usr
/dev/sda4            1371370    1174  1299336      0%   /home
/dev/sdb1            1000949  643108   306130     68%   /home2
</screen>

<para>En réalité, le second disque (/sdb1) n'est pas entièrement
dédié à /home2 ; les partitions de swap sur sda et sdb ne 
sont pas montrées dans cette liste. Vous pouvez constater que /home 
est l'importante zone libre sur sda et /home2 la zone 
utilisateurs sur sdb.</para>

<para>Si vous voulez créer une partition pour les fichiers spool,
temporaires, de courriers, et des news, appelez-la /var. Sinon, faites
 un /usr/var et créez un lien symbolique nommé /var pointant 
dessus (le programme d'installation peut vous proposer de le faire).
</para>

</sect3>
</sect2>
<sect2 id="installing"><title>Installer les paquetages</title>

<para>Lorsque vos partitions ont été préparées, le reste de
l'installation est presque automatique. Votre programme d'installation (qu'il
 soit en mode texte ou graphique X) vous guidera à travers une série de menus qui vous permettront
de spécifier le CD-ROM à partir duquel vous installez, les partitions à
utiliser, etc.</para>

<para>Nous n'allons pas décrire ici la plupart des spécificités de cette
étape d'installation. C'est une des parties qui varie le plus entre les 
distributions Linux (généralement, les distributeurs y rivalisent entre
eux pour valoriser leur produit), mais c'est aussi la plus simple. Les
programmes d'installation sont plutôt bien auto-documentés et avec de bons 
écrans d'aide.</para>

</sect2>
<sect2><title>Après l'installation des paquetages</title>

<para>Lorsque l'installation est finie, et que tout s'est bien passé, le
programme vous proposera plusieurs options pour configurer votre
système avant son premier démarrage à partir du disque dur.</para>

<sect3><title>LILO, le LInux LOader</title>

<para>LILO (qui signifie LInux LOader) est un programme vous permettant
de lancer Linux (ainsi que d'autres systèmes d'exploitation comme MS-DOS) à 
partir de votre disque dur.</para>

<para>On peut vous donner la possibilité d'installer LILO sur votre
disque dur. A moins que vous n'utilisiez OS/2, répondez «&nbsp;oui&nbsp;».
 OS/2 a des besoins particuliers, voir la section
<link linkend="custom-LILO"> Configuration personnalisée de LILO</link> ci-dessous.
</para>

<para>Installer LILO comme chargeur principal évite d'avoir besoin d'une
disquette de démarrage ; au lieu de cela, à chaque démarrage, vous pouvez 
indiquer à LILO quel système lancer.</para>

</sect3>
<sect3 id="bootdisk"><title>Créer une disquette de démarrage (option)</title>

<para>Il est possible que l'on vous propose de créer une «&nbsp;disquette de
démarrage standard&nbsp;», que vous pourrez utiliser pour lancer votre système 
Linux nouvellement installé. (Il s'agit d'une ancienne méthode, plutôt peu 
pratique, qui suppose que vous démarrez normalement sur DOS et que vous
utilisez une disquette de démarrage pour lancer Linux.)</para>

<para>Pour la créer, vous aurez besoin d'une disquette haute-densité,
formatée MS-DOS et vierge. Insérez celle-ci lorsqu'on vous le demande et la 
disquette de démarrage sera générée. (Ce n'est pas la même chose
qu'une disquette de démarrage d'installation, et vous ne pouvez remplacer
l'une par l'autre !)</para>

</sect3>
<sect3 id="misc"><title>Configurations système diverses</title>

<para>La procédure qui suit l'installation peut aussi vous conduire à
travers différents menus vous permettant de configurer votre système. Ceci 
comprend la spécification de votre modem et de votre souris, ainsi
que votre zone horaire. Laissez-vous guider par les options du menu.
</para>

<para>Elle peut aussi vous demander de créer des comptes utilisateurs ou
de donner un mot de passe pour le compte root (administrateur). Ce n'est pas
 compliqué et vous n'avez qu'à suivre les instructions affichées à l'écran.
</para>

</sect3>
</sect2>
</sect1>
<sect1 id="firstboot"><title>Démarrer votre nouveau système</title>

<para>Si tout se passe comme prévu, vous devriez pouvoir démarrer Linux à
partir du disque dur en utilisant LILO.
Sinon, vous devriez pouvoir lancer votre disquette de démarrage Linux (pas
la disquette de démarrage originale, mais celle créée après l'installation des 
paquetages). Après le démarrage, loggez vous sous le login <emphasis>root</emphasis>. Bravo !
Vous avez votre système Linux personnel.</para>

<para>Si vous démarrez en utilisant LILO, essayez de presser les touches
<emphasis>shift</emphasis> ou <emphasis>contrôle</emphasis> pendant le démarrage. Ceci vous
présentera une invite de démarrage ; pressez la touche <emphasis>tab</emphasis> pour avoir la 
liste des options. De cette façon, vous pourrez lancer Linux, MS-DOS, ou
n'importe quel système directement à partir de LILO.</para>

</sect1>
<sect1><title>Après votre premier démarrage</title>

<para>Vous devriez maintenant voir l'invite de login de Linux. Félicitations !
</para>
<para>Le document <ulink url="http://algolog.tripod.com/postlnx.htm">
« GNU/Linux post-install procedures »</ulink>donne quelques bonnes suggestions
concernant ce que vous devez faire juste après l'installation pour
avoir moins de problèmes après.</para>

<sect2><title>Début de l'administration système</title>

<para>Selon les phases d'installation, vous pouvez maintenant être
amenés à créer des comptes, changer le nom de votre machine, ou (re)configurer 
X. Il y a beaucoup d'autres choses que vous pouvez mettre en place et 
configurer, par exemple les dispositifs de sauvegarde, les liaisons SLIP/PPP 
vers un fournisseur d'accès Internet, etc.</para>

<para>Un bon livre sur l'administration des systèmes UNIX devrait vous y
aider. Je suggère <citetitle>Essential Systems Administration</citetitle>, 
édité par O'Reilly and Associates (NdT: disponible en français sous le titre
«&nbsp;<citetitle>Les bases de l'administration système</citetitle>&nbsp;»). 
 Vous devriez aussi lire les divers autres HOWTO Linux, comme le
<citetitle>NET-3-HOWTO</citetitle> et <citetitle>Printing-HOWTO</citetitle> 
(NdT : disponibles en français, comme la majeure partie des autres HOWTO , sur
le site <ulink url="http://www.traduc.org">www.traduc.org</ulink>),
 pour obtenir des informations sur les autres tâches de configuration.</para>

</sect2>
<sect2><title>Configuration personnalisée de LILO<anchor id="custom-LILO"></title>

<para>LILO est un chargeur de boot pouvant être utilisé pour
choisir soit Linux, soit MS-DOS ou un autre système
d'exploitation au démarrage. Il y a de grandes chances pour que votre
distribution ait automatiquement configuré LILO pour vous lors de l'installation
 (à moins que vous n'utilisiez OS/2, c'est ce que vous devriez avoir fait). 
Si c'est le cas vous pouvez sauter le reste de cette section.</para>

<para>Si vous avez installé LILO comme chargeur de boot <emphasis>principal</emphasis>,
celui-ci prendra en charge la première étape du processus de démarrage pour 
tous les systèmes d'exploitation présents sur votre disque. Ceci
fonctionne bien si MS-DOS est le seul autre système d'exploitation
installé. Cependant, vous pouvez aussi utiliser OS/2, qui a son propre
 gestionnaire de démarrage. En ce cas, le gestionnaire de démarrage d'OS/2 
doit être le chargeur de boot principal et vous n'utiliserez LILO (comme 
chargeur de boot <emphasis>secondaire</emphasis>) que pour lancer Linux.
</para>

<para>Remarque importante pour ceux qui utilisent des systèmes EIDE : à
cause d'une limitation du BIOS, vos secteurs de boot doivent se trouver sur 
l'un des deux premiers disques physiques, ceci quel que soit le système
d'exploitation. Sinon, LILO s'arrêtera après avoir affiché «&nbsp;LI&nbsp;»,
 d'où que vous le lanciez.</para>

<para>Si vous devez configurer LILO manuellement, il faut éditer le
fichier <filename>/etc/lilo.conf</filename>. Nous présentons ci-dessous un
exemple de fichier de configuration LILO, où la partition racine de Linux se 
trouve sur <filename>/dev/hda2</filename>, et où MS-DOS est installé sur <filename>/dev/hdb1</filename>
(second disque dur).</para>

<screen>
# Indique à LILO qu'il doit s'installer comme chargeur principal sur /dev/hda.
boot = /dev/hda
# Image de démarrage à installer ; vous n'avez probablement pas à la changer
install = /boot/boot.b

# Enchainement pour le démarrage de Linux. 
image = /vmlinuz       # Le noyau est dans /vmlinuz
label = linux        # on lui donne le nom "linux"
root = /dev/hda2     # on utilise /dev/hda2 comme système de fichiers racine
vga = ask            # Demande pour le mode VGA
append = "aha152x=0x340,11,7,1"  # Ajoutez ceci aux options de démarrage, 
                                   pour détecter le contrôleur SCSI

# Enchaînement pour le démarrage de MS-DOS
other = /dev/hdb1      # La partition MS-DOS 
label = msdos        # on lui donne le nom "msdos"
table = /dev/hdb     # Table de partition pour le second disque
</screen>

<para>Après avoir édité <filename>etc/lilo.conf</filename>, lancez la commande
<command>/sbin/lilo</command> sous le compte <emphasis>root</emphasis>. Ceci installera
LILO sur votre disque.  Notez que vous devez relancer
<command>/sbin/lilo</command> à chaque recompilation de votre noyau afin
de faire correctement pointer le chargeur de boot sur le nouveau noyau
(vous n'avez pas besoin de vous soucier de cela pour le moment, mais 
rappelez-vous en).</para>

<para>Remarquez comment l'option <emphasis>append</emphasis> est utilisée dans
<filename>/etc/lilo.conf</filename> pour spécifier les paramètres de démarrage
comme nous l'avons fait lorsque nous avons démarré à partir de la disquette 
de boot.</para>

<para>Vous pouvez maintenant relancer votre système à partir du disque
dur. Par défaut, LILO lancera le premier système d'exploitation présent dans 
la liste du fichier de configuration : Linux dans notre cas. Afin
de disposer d'un menu de démarrage vous permettant de choisir un autre
système d'exploitation, maintenez les touches <emphasis>shift</emphasis> ou <emphasis>ctrl</emphasis> 
enfoncées pendant que le système démarre ; vous devriez voir le message
suivant (ou équivalent) :</para>

<screen>
Boot:
</screen>

<para>Entrez alors le nom du système d'exploitation que vous voulez
lancer (donné par la ligne <emphasis>label</emphasis> du fichier de
configuration ; ici, soit <emphasis>linux</emphasis> soit <emphasis>msdos</emphasis>), ou
pressez <emphasis>tab</emphasis> pour en avoir la liste.</para>

<para>(NdT : Attention, à ce moment votre clavier est encore en QWERTY !)</para>

<para>Supposons maintenant que vous utilisiez LILO comme chargeur de boot
secondaire ; si vous voulez lancer Linux à partir du gestionnaire de démarrage 
d'OS/2, par exemple. Afin de démarrer une partition Linux à partir du
gestionnaire de démarrage d'OS/2, malheureusement, vous devez créer la
partition en utilisant le <command>FDISK</command> d'OS/2 (pas celui de Linux), et formater 
celle-ci en type FAT ou HPFS pour qu'OS/2 la reconnaisse. (Merci IBM...)</para>

<para>Afin que LILO lance Linux à partir du gestionnaire de démarrage
d'OS/2, installez LILO sur votre système de fichiers racine (<filename>/dev/hda2</filename>,
 dans l'exemple). En ce cas, le fichier de configuration devrait ressembler 
à ceci :</para>

<screen>
boot = /dev/hda2
install = /boot/boot.b
compact

image = /vmlinuz
  label = linux
  root = /dev/hda2
  vga = ask
</screen>

<para>Notez le changement dans la ligne <emphasis>boot</emphasis>. Après avoir lancé
<command>/sbin/lilo</command> vous devriez pouvoir ajouter la partition Linux
au gestionnaire de démarrage. Ce mécanisme devrait fonctionner pour les 
chargeurs de boot d'autres systèmes d'exploitation.</para>

</sect2>
</sect1>
<sect1 id="administrivia"><title>Administrivia</title>

<sect2><title>Conditions d'utilisations</title>

<para>Ce document est copyright 1998 par Eric S. Raymond. Vous pouvez
l'utiliser, le distribuer et le reproduire librement à condition de :
</para>

<itemizedlist>

<listitem><para>ne pas omettre ou modifier cette note de copyright (vous pouvez la traduire) ;</para></listitem>

<listitem><para>ne pas omettre ou modifier le numéro de version et la date ;</para></listitem>

<listitem><para>ne pas omettre ou modifier le pointeur du document sur la version WWW actuelle ;</para></listitem>

<listitem><para>clairement indiquer les versions résumées ou modifiées comme telles.</para></listitem>

</itemizedlist>

<para>Ces restrictions sont destinées à protéger les lecteurs potentiels
contre des versions obsolètes ou mutilées. Si vous pensez avoir une bonne 
raison qui pourrait justifier une exception, demandez-le moi.</para>

</sect2>
<sect2><title>Remerciements</title>

<para>Merci à Matt D. Welsh, qui est à l'origine de ce HOWTO. J'ai
ôté beaucoup des contenus spécifiques à la distribution Slackware et recentré 
le reste de ce document sur une installation CD-ROM,
mais une part importante de son contenu est toujours de lui.</para>

<para>La version 4.1 a été susbtantiellement améliorée par les
suggestions de David Shao &lt;dshao@best.com&gt;.</para>

</sect2>
</sect1>
</article>

<!--
The following sets edit modes for GNU EMACS
Local Variables:
fill-column:75
compile-command: "mail -s \"Installation HOWTO update\" submit@tldp.org (Installation-HOWTO.sgml"
End:
End:
-- >

